Château RAYNE-VIGNEAU



    Au XVII° siècle, Monsieur Vigneau (ou La Vigneau) donne son nom à la terre située sur le territoire de la commune de Bommes.
    Au XIX° siècle, le domaine appartient au Baron de Rayne. Lors de son décès, sa veuve, née Pontac, fait apparaître le nom de Rayne sur l'étiquette et le Château s'appelle alors "Rayne-Vigneau".
    C'est la Baronne de Rayne qui eut la satisfaction de voir hisser son vignoble au rang de premier cru en 1855. Ce classement fut confirmé en 1867 lors de l'Exposition Universelle, manifestation au cours de laquelle le millésime 1861 du Château de Rayne-Vigneau fut sacré "le meilleur vin du monde", surpassant les autres vins français et les vins rhénans.
    En 1860, le Vicomte Gabriel de Pontac acheta le domaine. A la mort de son fils Albert, la propriété fut administrée par l'un des héritiers, le Vicomte de Roton.
    Celui-ci, journaliste et écrivain régionaliste, se vit appelé "le gentilhomme aux cailloux". Ce surnom lui fut donné en raison de la passion avec laquelle il consacra une bonne partie de sa vie à l'exploration du sol des 100 hectares de son superbe domaine, lequel recèle en abondance des pierres précieuses d'une incroyable diversité.
    Ces pierres proviendraient des Pyrénées et du Massif Central, et leur apparition à Bommes remontraient à plus d'un million d'années ! Fort de ses découvertes, le Vicomte de Roton transforma le château en musée de la joaillerie naturelle, renfermant agates, topazes jaune d'or, saphirs blancs, cristaux de roche, quartz, calcites, jaspes, onyx, etc... Le Vicomte fit tailler des milliers de spécimens et en offrit à tous les musées minéralogiques du monde.
    On conçoit aisément l'influence miraculeuse de ce riche sous-sol sur les vignes, peut-être est-ce là qu'il faut situer le secret du bouquet de ce fameux cru du Sauternais.

    En 1961, Monsieur Raoux, négociant, se porta acquéreur du vignoble, tandis que la famille de Pontac conservait le château et son parc.
    En 1971, la Société Civile Mestrezat, constituée par J-P. Angliviel de la Baumelle, Merlaut et Dumarc, reprit l'exploitation du domaine er le rénova.
    D'un seul tenant, le vignoble couvre une superficie de 72 hectares.    
 
    Une partie de la récolte est commercialisée soit sous le nom de Château l'Aroc, soit sous celui de Château l'Abeilley.
    Il n'y a pas eu de millésime en 1993.
































































































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24/05/2009
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